15 juillet 2003

Orages meurtriers sur le Sud-Ouest


Les orages du 15 juillet 2003 ont été d’une rare violence sur le Pays basque, les Landes, la Gironde puis sur la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire.

On dénombre de nombreux blessés, 4 morts et de très importants dégâts matériels.

2003_07_15

Ils ont été accompagnés de vents très violents et d’importantes chutes de grêle.

Les rafales dépassant parfois les 150 km/h ont dévasté des campings, abattant des arbres, des poteaux électriques et même quelques bâtiments en Gironde.

Les chutes de gros grêlons ont détruit des toitures dans les Pyrénées-Atlantiques. Les orages ont aussi occasionné de nombreux dégâts sur les installations de la SNCF.

Sur les départements des Landes et de la Gironde : Les dégâts sont considérables, aussi bien dans les zones urbaines qu’en forêt ou dans les stations touristiques. Les pompiers de la Gironde ont effectué 1 100 interventions sur le littoral girondin et le bassin d’Arcachon. Ceux des Landes sont intervenu 3 500 fois.

Les vents tourbillonnants ont compliqué leur tâche. La tempête et la pluie ont réduit les incendies mais provoqué d’autres dégâts. Beaucoup de lignes électriques ou téléphoniques ont été coupées par des chutes d’arbres. Mais, même dans les zones les plus touchées du département des Landes, les cantons de Mimizan et de Parentis, toutes les voies de circulation sont restées ouvertes. Deux TGV ont été bloqués, à Bordeaux et à Morcenx, non à cause de la tempête, mais par la foudre tombée sur les caténaires. On a compté, dans le département de la Gironde, plus de 3 000 impacts de foudre. Les principaux axes de circulation sont restés ouverts en Gironde, même si des arbres encombraient une partie de la chaussée.

Beaucoup de dégâts également sur l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Des arbres sont tombés sur de nombreuses chaussées de la ville, où le vent a soufflé jusqu’à 150 km/h. En plein centre-ville, le toit de la piscine de la rue Judaïque s’est envolé, comme celui du hangar du centre de fret de l’aéroport de Mérignac. Plus au sud, des inondations se sont produites dans la région de Langon. Près du bassin d’Arcachon, des toits d’écoles ont été arrachés, des lignes électriques ou téléphoniques coupées.

Le trafic des trains a été interrompu le 16 au matin, entre Angers et Saumur, des poteaux de caténaires ayant été tordus par l’orage. La présence d’arbres sur les rails a causé d’importants retards sur les lignes Tours-Loches et Tours-Chinon. Deux TGV ont par ailleurs été bloqués pendant plusieurs heures dans les Landes et en Gironde, ainsi que plusieurs trains de nuit.

Le Lot-et-Garonne a été moins touché : les orages qui ont traversé le département entre 21 h 30 et 3 h 30 n’avaient rien de commun avec ceux ayant ravagé une partie des Landes, mais de nombreux dégâts ont été néanmoins occasionnés. Selon EDF-GDF, " au plus fort de l’orage, 10.700 clients d’EDF-GDF Services Lot-et-Garonne étaient privés d’électricité". Dans de nombreux endroits, des arbres sont également tombés.

Les Pyrénées-Atlantiques ont connu des chutes de grêle avec des grêlons de taille exceptionnelle sur la zone d’Oloron-Féas et le Pays Basque dans le secteur Iholdy-Irrissarry-Irouléguy. D’après les pompiers du Centre de Secours d’Oloron, la chute de grêle a duré environ 20 minutes entre 20 h 30 et 21 h locales, avec des grêlons de tailles diverses. La chute de « très gros grêlons » a duré de l’ordre de 5 à 10 minutes. Ces « très gros grêlons » étaient d’après les pompiers « de la taille moyenne d’une balle de tennis avec un diamètre maximum pour les plus gros de 10 cm environ ». Les grêlons étaient formés d’un agglomérat de grêlons plus petits, de 1 cm à 1,5 cm de diamètre.

Les journaux locaux (Pyrénées Presse : L’Eclair et La République des Pyrénées) ont donné les mêmes informations et ont même mentionné un grêlon de 1300 g. Le journal agricole « Le Sillon » parle également de grêlons de 9 cm de diamètre vers Oloron. Les dégâts les plus couramment relevés sont des toitures percées (presque toutes les maisons de Féas, de nombreuses maisons à Estos, Agnos et Oloron), des voitures abîmées voire complètement détruites, des cultures hachées, des entreprises touchées.

En remontant plus au nord, l’épisode a encore été très actif, avec plus de 50 mm en quelques heures à Angers, 36 mm en 1 heure à Mont-Bellay (Maine-et-Loire), 20 à 25 mm en moins d’une heure à Monterfil et Arbrissel (Ille-et-Vilaine) ainsi qu’à Candé, Segré et Beaucouzé (Maine-et-Loire).

Les rafales ont également été très fortes : près de 110 km/h à Candé (Maine-et-Loire) A noter une rafale maxi à 126 km/h à St Christophe dans le nord de l’Indre-et-Loire.


Animation des images du radar de Nantes-Treillières le 15 juillet 2003


Animation des images du radar de Bordeaux le 15 juillet 2003


Animation des images d’impacts de foudre du réseau Météorage, les 15 et 16 juillet 2003


Carte des cumuls sur 1 jour sur la Gironde le 15 juillet 2003