Pluviométrie annuelle faible

D’une région à l’autre, à quantités de pluies annuelles égales, on constate que les régimes des précipitations sont bien différenciés, en particulier le régime méditerranéen qui, à lui seul, présente des caractéristiques bien à part.

Les graphiques ci-dessous permettent de comparer les régimes pluviométriques de 6 secteurs avec une pluviométrie annuelle faible.
En effet si la quantité moyenne annuelle de pluie y est partout inférieure à 700 mm, la répartition saisonnière de ces pluies y est cependant tout à fait différente :

Les 6 stations sélectionnées sont :
- Colmar (Haut-Rhin), Saumur (Maine-et-Loire), Chartres (Eure-et-Loir), Toulouse (Haute-Garonne), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Marseille (Bouches-du-Rhône).


Colmar : 607 mm
en 104 j >= 1 mm / an
La pluviométrie observée à Colmar est bien représentative de la spécificité climatique alsacienne.
C’est la parfaite illustration de l’effet de fœhn sur le massif des Vosges, limitant fortement le niveau des précipitations.
Le caractère continental s’affirme avec une pluviométrie estivale et un nombre de jours de pluie sensiblement plus élevés que le reste de l’année, du fait de l’activité orageuse. Mai, juin et juillet sont les mois les plus arrosés de l’année.

Saumur : 614 mm
en 108 j >= 1 mm / an
Très marquée par le climat océanique, la région de Saumur reste relativement peu arrosée du fait de sa situation en val de Loire.
Les pluies associées aux courants perturbés de nord et de nord-ouest s’y trouvent sensiblement atténuées après leur passage sur les collines normandes et le massif armoricain.
La période estivale est bien marquée, avec un très net répit de l’activité pluvieuse. Le nombre de jours de pluie est en chute sensible : 10 en moyenne en mai et octobre, de 6 à 7 de juin à septembre.

Chartres : 599 mm
en 109 j >= 1 mm / an
Zone de transition entre la Normandie au climat typiquement océanique et les plaines du bassin Parisien, la région de Chartres, à l’image de l’ensemble de la Beauce, reste faiblement arrosée, mais avec une bonne répartition au cours de l’année.
Grâce à la protection assurée par les collines de Normandie et du Perche, les intensités pluvieuses demeurent généralement faibles, notamment en automne et en hiver.
La nette diminution du nombre de jours de pluie en été n’affecte cependant le cumul mensuel qu’au seul mois d’août.

Toulouse : 638 mm
en 96 j >= 1 mm / an
On observe un net maximum des pluies en mai : c’est une caractéristique du climat de Midi-Pyrénées où le printemps est la saison la plus pluvieuse, ainsi qu’un net minimum en juillet.

Clermont-Fd : 579 mm
en 87 j >= 1 mm / an
La pluviométrie est faible en hiver. La plaine de la Limagne orientée nord-sud est abritée des perturbations atlantiques par la chaîne des Puys.
Les pluies se produisent surtout au printemps (11 jours de pluie en moyenne en mai) et en été.

Marseille : 523 mm
en 53 j >= 1 mm / an
La pluviométrie est très faible en été (1 à 3 jours de pluie en moyenne par mois de juin à août) et l’automne est la saison la plus arrosée, notamment en septembre et octobre.
Les records maximaux en un jour sont de l’ordre de 2 à 3 fois la normale mensuelle.
Ce fut le cas en décembre 2003 ou septembre 2000, provoquant à chaque fois de gros dégâts.